Cinq questions à un gérant de fonds

1. Vous avez travaillé pour plusieurs grandes banques au cours de votre carrière dans la finance. Comment avez-vous perçu l’évolution des actifs alternatifs, tels que le private equity et les infrastructures, dans les portefeuilles des clients privés ?

Les actifs alternatifs, non cotés, sont aujourd’hui au centre des préoccupations des clients privés. Lorsque j’étais responsable du private equity dans de grands établissements suisses, les fonds de buy-out et de capital-risque étaient recherchés, mais devaient être structurés spécifiquement pour les clients privés. Aujourd’hui, les investisseurs privés s’intéressent également aux infrastructures, à l’immobilier, au crédit et au private equity secondaire dans le but de diversifier leurs portefeuilles. Des défis tels que la liquidité et les structures institutionnelles sont désormais abordés.

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Infrastructure cotée: perspectives 2024

Retour sur 2023

  • La performance des actions d’infrastructures mondiales a contrasté avec celle des marchés d’actions plus larges en 2023, qui ont progressé grâce à la force de quelques secteurs seulement, en tête desquels la technologie (qui s’est fortement redressée grâce à l’optimisme entourant les progrès dans le domaine de l’intelligence artificielle).
  • Les actifs d’infrastructure à long terme, tels que les routes à péage, les aéroports, les pylônes téléphoniques et les énergies renouvelables, enregistrent généralement des performances médiocres lorsque les perspectives de taux d’intérêt sont « plus élevées pendant plus longtemps », car les cash flows sont actualisés à un taux plus élevé dans les évaluations des actions. La hausse des taux d’intérêt a également un impact négatif sur les actions des services publics, qui ont tendance à être fortement endettées. Les « bond proxies » souffrent du fait que leurs dividendes ne parviennent pas à suivre les taux du marché monétaire.
  • En conséquence, les valorisations des infrastructures cotées sont passées en dessous de leur prime moyenne historique par rapport au marché des actions au sens large. Actuellement, les actions d’infrastructures cotées se négocient à moins de 10x EV/EBITDA, soit un écart-type en dessous de leur moyenne sur dix ans. La dernière fois que les actions d’infrastructure ont été aussi bon marché pendant plusieurs mois, c’était il y a presque dix ans.
  • Malgré cet environnement difficile, notre fonds a nettement surperformé l’indice de référence et tous les grands fonds concurrents, à l’exception d’un seul.

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Les réseaux de distribution et de transmission

Cela fait 20 ans que l’on entend que l’infrastructure électrique aux Etats-Unis est obsolète (son âge moyen est de 40 ans) et nous attendons toujours une vague d’investissement massive dans le secteur. L’Europe n’est pas en reste:  selon un rapport de l’Union européenne, ses infrastructures ont également 40 ans en moyenne. Dans ce contexte, nous estimons que les infrastructures offrent de nombreuses opportunités d’investissement.

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Infrastructures : Deux thèmes porteurs pour 2024

La hausse des taux d’intérêt enregistrée en 2023 a eu un impact négatif sur le secteur des infrastructures, dont la valorisation est souvent étroitement liée au taux d’escompte permettant d’évaluer leur valeur. Cela s’est traduit par une sous-performance des indices concernés, à l’image du S&P Utilities qui est en baisse de 10% sur l’année contre une hausse du même ordre pour le Dow Jones Industrials. Pour sa part, l’indice global de l’infrastructure ne réussit que de justesse à terminer l’année en territoire positif (+1%). Nous sommes donc satisfaits de la performance de notre fonds en infrastructures cotées qui réalise un résultat de +5.1% au 31.12.2023 alors que l’indice* affiche une performance de +2.2%.

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Les infrastructures cotées : maillons essentiels d’un monde en transformation

Les infrastructures offrent à la collectivité le cadre physique indispensable à son bon fonctionnement. Services publics, transports, énergie, écoles, hôpitaux, mais aussi communications, traitement de l’eau et des déchets fournissent autant de conditions-cadres essentielles à la bonne marche de notre société moderne.

Naturellement, les transformations sociétales vont de pair avec la mise à niveau des infrastructures qui sous-tendent à leur développement.

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Les infrastructures : un secteur devenu incontournable

QUAERO CAPITAL a considérablement investi dans le secteur des infrastructures, que cela soit celui des infrastructures cotées en bourse ou le financement de projets dans les marchés privés.

Cette classe d’actifs présente un certain nombre d’avantages, tant sur le plan de la nature des investissements que sur celui des caractéristiques propres au secteur. Dans tous les cas, l’inclusion d’une portion d’infrastructures dans un portefeuille diversifié semble très appropriée dans l’environnement actuel.

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Infrastructures et taux d’intérêt réels

Les infrastructures constituent une classe d’actifs globalement séduisante pour plusieurs raisons : un caractère diversifiant dans les portefeuilles, des flux de trésorerie contractuels et réguliers, une certaine résilience tout au long du cycle économique (faible bêta), une importance vitale pour la société (transition numérique et énergétique) et des avantages conférés par leur longévité.

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Un secteur à fort impact

Les infrastructures vont être les grands bénéficiaires des plans de relance et de développement annoncés à travers le monde ces derniers mois. Les capitaux et les investissements devraient affluer. Alors que traditionnellement le secteur des infrastructures est source de nuisances environnementales (émissions de gaz à effet de serre, pollution de l’environnement, destruction d’habitats et extinction d’espèces, pour n’en citer que quelques-unes), il est aussi un terrain propice pour la promotion de l’investissement responsable et plus particulièrement de l’investissement à impact.

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Le point sur la nouvelle Route de la Soie

L’ambitieux projet chinois de « nouvelle Route de la Soie » vise à construire des infrastructures de transport routier, ferroviaire et maritime, des réseaux électriques, des oléoducs et des gazoducs dans 78 pays en Asie, en Afrique et en Europe. Pourtant, malgré l’ampleur pharaonique du projet, il est très difficile pour des investisseurs étrangers d’y participer. Heureusement, d’autres initiatives publiques aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni offrent des alternatives pour les investissements dans les infrastructures.

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