Rien ne va plus dans l’univers des petites capitalisations européennes

Les petites capitalisations européennes vivent des temps difficiles. À fin octobre, 80 % des gérants ont sous-performé l’indice MSCI Europe Small Cap depuis le début de l’année. Les gérants français et allemands, souvent exposés à leurs marchés domestiques, ont particulièrement souffert, ces indices accusant des replis notables (le CAC Small CS90 affichait -10,7 % et SDAX -7,4 % à fin octobre).

Faisant partie de ces 80 % en difficulté, nous avons analysé les causes de cette sous-performance générale.

Un indice qui perd de son sens

Les ETF répliquant l’indice MSCI Europe Small Cap ont connu des flux massifs depuis le début de l’année, attirant 1,4 milliard d’euros contre seulement 455 millions pour les fonds actifs. Cela n’est pas sans conséquences. La valorisation moyenne pondérée de l’indice atteint désormais 27 fois les bénéfices, contre 15,5 fois sur une base équipondérée, illustrant le poids le plus important des plus grandes entreprises, dont des valorisations sont plus élevées.

Cette concentration pose question : l’indice représente-t-il encore l’univers des 4 500 petites entreprises européennes qu’il est censé refléter ? Un cinquième des sociétés de l’indice ont une capitalisation supérieure à 5 milliards d’euros, loin de la définition classique de « petite capitalisation ». Par ailleurs, la croissance des bénéfices attendue de l’indice (15 % pour 2025) est inférieure à celle de l’univers des small caps (20 %, selon S&P IQ). Ainsi, les investisseurs paient un multiple élevé pour une croissance moindre.

Des bonnes nouvelles qui passent inaperçues

Un autre phénomène préoccupant est l’absence de réaction des cours face aux bonnes nouvelles. Parmi les dix principaux titres de notre portefeuille, cinq ont annoncé des résultats supérieurs aux attentes. Pourtant, leur performance boursière est restée atone, voire négative.

Cette inaction reflète soit un désintérêt général, soit un manque de liquidités à investir dans ce genre de sociétés dans les fonds small caps.

Toujours est-il que ces résultats positifs confirment la santé fondamentale des entreprises concernées.

A quand le retournement de tendance ?

Les petites capitalisations européennes se négocient actuellement avec une décote historique par rapport aux grandes capitalisations. Traditionnellement valorisées avec une prime de 20 %, elles affichent aujourd’hui des multiples bien inférieurs.

À titre de comparaison, les petites capitalisations américaines se traitent à plus de 25 fois les bénéfices estimés pour 2025 (Russell 2000), contre 15 fois pour le MSCI Europe Small Cap et moins de 10 fois pour notre portefeuille. Cette décote, combinée à une croissance attendue de 20 %, offre un potentiel de réévaluation significatif.

Rachats d’actions : un signal fort

Face à des valorisations historiquement basses, un tiers des entreprises de notre portefeuille procèdent à des rachats d’actions. Parallèlement, les familles fondatrices et actionnaires renforcent leurs positions, un signe clair de leur confiance dans le potentiel de leurs sociétés.

Catalyseurs politiques

Les gouvernements européens prennent des mesures pour soutenir les petites capitalisations. En France et en Italie, des fonds publics/privés ont été créés pour stimuler les investissements, tandis que le Royaume-Uni et l’Allemagne préparent des initiatives similaires. Ces dispositifs rappellent des précédents tels que la Loi Monory ou le PIR italien, qui avaient revitalisé les marchés.

Ces initiatives pourraient engendrer des flux positifs dès début 2025, stimulant les valorisations et attirant de nouveaux investisseurs.

Conclusion – L’adversité, source d’opportunités

Les petites capitalisations européennes traversent une crise comparable à celle de 2008-2009. Pourtant, ces périodes de morosité offrent des opportunités rares. À des valorisations entre 6 et 10 fois les bénéfices prévisionnels 2025, notre portefeuille regorge d’entreprises de qualité avec des perspectives solides.

Historiquement, de telles conditions ont conduit à des rebonds spectaculaires, comme en 2009 où notre fonds a enregistré une hausse de 60 % sur l’année. Nous croyons fermement que cette période difficile annonce un tournant majeur pour les investisseurs prêts à saisir ces opportunités.

Engagement constructif avec les petites entreprises cotées en bourse : une alternative « Value » au Private Equity ?

Investissement minoritaire

Il y a deux ans, Philip Best et Marc Saint John Webb ont illustré leur approche de l’investissement minoritaire en se référant à la manière dont un « engagement constructif » auprès de petites entreprises cotées pouvait accélérer les rendements et réduire les risques. Cette approche de l’investissement en petites capitalisations a été comparée à l’investissement minoritaire en Private Equity dans les entreprises de taille intermédiaire.

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Le fonds Argonaut de QUAERO CAPITAL fête ses 20 ans

QUAERO CAPITAL célèbre les 20 ans de son fonds amiral Quaero Capital Funds (Lux) – Argonaut, qui investit en micro caps européennes (incluant la Suisse et le Royaume-Uni). Géré selon une pure approche « value » par Philip Best et Marc Saint John Webb, Argonaut a obtenu, depuis son lancement à fin mai 2003, une performance cumulée s’élevant à +740.7% contre +514.9% pour l’indice EMIX Smaller European Companies Index NR EUR[1]. Alors qu’il a été longtemps fermé à de nouveaux investisseurs, Argonaut ouvre temporairement ses portes pour une durée et des montants limités.

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QUAERO CAPITAL lance un fonds en actions Small & Mid Cap européennes

QUAERO CAPITAL lance Quaero Capital Funds (Lux) – Quaeronaut Small & Mid Cap, un nouveau compartiment en actions européennes de sa SICAV luxembourgeoise Quaero Capital Funds (Lux). Le fonds sera investi en petites et moyennes capitalisations européennes (incluant la Suisse et le Royaume-Uni), qui ont traditionnellement été l’un des segments les plus dynamiques du marché actions européen. Fondé sur la même philosophie de gestion « value » qui a fait le succès du fonds phare Argonaut, Quaeronaut propose un accès à des capitalisations légèrement plus grandes que les micro-capitalisations formant l’univers d’investissement d’Argonaut. Le nouveau fonds sera géré par Adrian Bignell et l’équipe de gestion européenne de Quaero Capital.

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